L’exposition Mirada frontale nous invite à porter notre regard vers l’horizon, au-delà des traces de notre civilisation. Sur fond de ces acryliques peintes directement sur bois, nous pouvons nous interroger sur le destin de la planète Terre et le respect qu’il devrait susciter en nous.
Sans représenter directement la puissance de la catastrophe, certaines peintures semblent évoquer le lendemain d’un cataclysme, ou plutôt, un temps ultérieur, distancié, comme cela s’est produit dans tant de civilisations disparues.
Si l’on observe attentivement ses surfaces, où dominent les ocres et les jaunes atmosphériques, ainsi que les bleus vaporeux, on découvre souvent une grille cachée qui structure l’espace physique de la peinture, même si ce qui y est représenté n’a pas de relation directe avec ce réseau réticulaire.
« Je regarde et je réfléchis à tout ce qui nous entoure, à commencer par la représentation de l’environnement, désormais frontale, où l’invention d’un paysage et la possibilité de son existence s’alignent dans une œuvre picturale à la fois plus suggestive et plus distante. C’est maintenant le spectateur qui contemple l’horizon au-delà des traces de la civilisation. »
Jésus M. Ramos
Pour Jesús Ramos, le tableau paraît petit. Ce rectangle de bois qui lui sert de support représente souvent de vastes espaces géographiques comprimés dans leur représentation cartographique.


















